Les nuits et mes textes
J’étais dans un bar branché sur les Grands Boulevards
La musique y était plutôt bonne
J’avais avec moi quelques textes
Et je devais en écrire un nouveau
Une femme d’une trentaine d’années s’est approchée de moi
Et m’a demandé si elle pouvait lire un texte
Je lui ai donné un de mes textes
Après l’avoir lu elle m’a encouragé à poursuivre l’écriture
Je lui ai montré un second texte qu’elle a aussi lu
Puis je lui ai montré un troisième texte
Elle m’a demandé pourquoi je lui faisais lire mes textes
Je lui ai répondu qu’elle semblait les apprécier
Et que je voulais son avis
Elle n’a pas voulu me dire qui elle était
Simplement elle m’a dis qu’elle était intermittente du spectacle
Je buvais un verre au Casting un bar de Montparnasse
Assis seul à une table j’écrivais des textes
A ma droite un couple attablé me regardait
Soudain l’homme s’est levé et m’a invité à sa table avec sa copine
Ils voulaient lire mes textes
La fille avait l’air vraiment intéressée par ce que j’écrivais
Le garçon était fermé
Cette fille semblait fascinée par moi
Le garçon ne parlait plus
Et la fille lisait les textes en me posant des questions
Cela a duré un bon quart d’heure
Finalement visiblement jaloux le garçon m’a fait comprendre
De regagner ma table, chose que j’ai fait tout penaut
Une serveuse avec qui j’avais sympathisé quelques jours auparavant
Voyant ma tristesse est venue s’asseoir à ma table pour me parler
Toujours au Casting un autre soir assis à une table avec mes textes
Je symphatise avec 3 filles et leurs copains
Les filles veulent lire mes textes
Avec plaisir je leur donne à chacune un texte qu’elles lisent en ignorant
totalement leurs copains
Et les filles lisent et lisent en s’échangeant mes trois textes
Le patron du bar intrigué par ce petit événement me dit que « tu as trouvé la technique pour draguer »
Moi je ne draguais pas, c’est juste que 3 filles lisent mes textes.
Un autre soir au Casting toujours en train d’écrire
Une femme m’observe dehors par la fenêtre en parlant avec le patron
Au bout d’un certain temps alors que je finis un texte elle me demande
Si elle peut lire le texte. Je dis oui et elle le prend et se rend vers le comptoir
Elle lit mon texte en le montrant à d’autres personnes
Et elle est part avec ce texte sans rien me demander
J’en ai parlé au patron qui m’a dit de ne pas m’inquiéter
En face de la brasserie La Coupole il y a bar sympathique
Il s’agit du bar Le Select. Comme son nom l’indique la clientèle est sélecte.
J’avais sympathisé avec le maître du bar qui y travaillait depuis le début des années 60.
C’’était un soir du 13 juillet en 2002.
Sur la terrasse je buvais une bière en écrivant
A coté de moi était assis Jean-Jacques Debout
J’en ai profité pour l’associer à mon texte
J’ai écris un vers « Assis à coté de lui »
Quelques temps après j’étais sur une autre table et le maître du bar a appelé
l’auteur de chansons en lui parlant de moi et de mes textes
Il s’est assis à ma table avec une femme et a eu la gentillesse de lire mon texte.
Il était tout content que je l’appelle Assis alors qu’il s’appelait Debout
Il a ensuite signé mon texte en écrivant « Amitiés à bientôt »
A Boulogne Billancourt dans un bar de la rue Jean-Jaurés
je rangeais mes textes dans un lutin
Tout près de moi 3 jeunes hommes assis à une table de 4 places discutaient
Moi je faisait tranquillement mon rangement et voyais que les jeunes étaient intrigués par mes textes
Au bout d’un moment l’un d’eux m’a demandé ce que c’était ces textes
Je lui ai répondu que j’écrivais des textes depuis quelques temps
Nous étions en 1999. Ils m’ont invités à me joindre à leur table et j’ai donc pris mes textes et me suis assis à la place libre
Ils ont lus quelques uns de mes textes. Celui qui m’avait invité était le plus intéressé. Il a beaucoup apprécié un texte appelé « Souvenirs d’Amérique »
Ce texte était écrit en langage codé. Seul mon frère qui m’avait accompagné aux USA peut comprendre la signification de chaque vers
Le jeune homme a beaucoup apprécié le texte et a dit que ce texte faisait la même impression qu’une vidéo. Chaque vers était un petit clip.
Nous avons continués à discuter ensemble tous les quatre. On s’est échangés nos adresses et numéros de téléphones et plus jamais revus.
Depuis 2004 je n’écris plus dans les bars
Il y a de cela quelques semaines je dînais un soir Aux Fontaines à La Porte De Saint Cloud.
Comme souvent j’avais de bonnes relations avec le serveur.
Souvent il y avait un homme buvant whisky sur whisky qui écrivait
Souvent il y avait, dans le coin restaurant, un homme d’un soixante d’années qui aussi écrivait.
J’ai appris avec le serveur que l’un écrivait de la musique et que l’autre écrivait tout simplement.
Moi j’ai dit au serveur que j’écrivais. Que c’était ma passion.
Je lui ai demandé si il avait une passion et m’a dit que non.
Je lui ai fait remarquer qu’il avait sûrement une passion.
Il m’a alors avoué qu’il élevait chez lui des oiseaux
Ceux-ci attrapaient quelques fois une maladie et son élevage était décimé
J’ai appris qu’il était du sud du Portugal et qu’i s’appelait Miguel.
Je me sentais bien à discuter avec lui. Bien sûr il travaillait donc nos échanges étaient entrecoupés.
Alors je lui ai dit que j’allais écrire demain un texte sur lui. L’idée lui semblait agréable. Au bout de 5 minutes je lui ai demandé une feuille et un crayon et ai écris dans la foulée le texte promis pour le lendemain.
Quelques instants plus tard je l’ai appelé en lui disant que le texte pour lui était finit. Il était surpris. Comme j’écris mal je lui ai lu « son » texte et le lui ai donné. Il été très content. Le texte parlait un peu du Portugal et des oiseaux.
Enfin il parlait des choses que j’avait apprises de lui quelques temps auparavant. Il a pris le texte et l’a rangé dans son placard pour l’apporter chez lui une fois son service terminé, c’est-à-dire tôt le matin.
Depuis quand je le revois je lui demande de quoi parle le texte et il me réponds « Des oiseaux !!! ». Il me dit qu’il a du mal à déchiffrer mon écriture.
Je lui réponds que je ne sais même plus ce que j’ai écrit.
Voilà les nuits de mes textes.
samedi, octobre 21, 2006
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2 commentaires:
Histoires vraies qui s'étalent de 1999 à 2006.
oui je le sais bien pour parler avec toi...
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